On est dans la chambre d'une jeune adulte, elle est presque vide. La chambre, pas l'adulte, quoi que... Il y a une chanson qui tourne en boucle et qui envahit l'espace. Il fait noir, a peine quelques rayons de lunes filtrent entre les stores. Un cellulaire est prit dans le poing trop serré de la jeune femme. Elle est emmitouflée dans ses couvertures, elle est a moitié couchée et à moitié assise. Elle ne sait plus trop où elle est. Elle tient toujours cette bouée rouge qui ne réagit pas vraiment. Elle a envoyé un textot, un seul... non deux. Mais un seul qui demande de l'aide; «Tu me manke tellement». C'est son cris, celui qui est enfouit dans les fils de son cellulaire. Elle attends, et les larmes se mettent à couler. Toutes les 5 secondes, elle vérifie qu'elle n'a pas reçut de message, pourtant elle sait bien qu'elle ne peut qu'entendre le bip sonore caractérisant les arrivées. Les larmes coulent beaucoup et elle se fiche de les essuyer. Elle croit que si elle pleure assez son message sera entendut et qu'elle recevra une réponse. Les larmes coulent, les lèvres frémissent et les mains étouffent les cris. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il arrive un point où l'on ne croit plus aux cris. On pense que quelqu'un au dessus de nous aime nous voir souffrir et qu'on lui fait trop plaisir en criant. On cris donc dans notre coeur et ça finit par le faire saigner.
La jeune adulte a fini par s'endormir comme toujours, ce matin son oreiller est mouillé. Elle pleure en se levant, elle n'a reçut aucun message...